Jeanne de Courtenay

Jeanne de Courtenay, dame d’Autry, de Cours-les-Barres, et de Villeneuve-des-Genets.
Jeanne de Courtenay nait en 1338 de Pierre de Courtenay, seigneur d’Autry et de Marguerite dame de La Louptière-sur-Toulon. Elle est l’aînée des trois filles de cette famille.
Elle se marie à l’âge de 24 ans, en 1362, avec Jean de Beaumont. Il semble qu’ils aient eu ensemble des enfants, mais nous ne savons absolument rien d’eux.
Elle obtient du roi d’annuler la confisquation de ses propriétés intervenue en conséquence du crime de lèse-majesté de son mari, crime pour lequel il fut décapité en 1367.
La dernière trace que l’on ait de Jeanne est en 1369, année durant laquelle elle fit un don au prieuré de la Charité.

Généalogie

  • Pierre I né en 1126, mort en 1179. 8° enfant du 2° mariage de Louis VI Le Gros
    épouse en 1150: Elisabeth dame de Courtenay et dame de Tanley et dame de Champignelles et dame de Charny et dame de Montargis fille de Renaud seigneur de Courtenay.

    • Robert I né en 1168, seigneur de Champignelles et seigneur de Nonancourt et seigneur de Charny, mort en 1239
      épouse 2° Mahaut dame de Mehun-sur-Yevre fille de Philippe seigneur de Mehun-sur-Yevre, morte en 1240.

      • Guillaume I né en 1228, seigneur de Champignelles (etc) et seigneur de Mehun-sur-Yevres, mort en 1280.
        épouse 2° en 1264: Agnès dame de Charenton fille d’Anseric II de Toucy.

        • Jean I né en 1265, seigneur de Champignelles (etc) et seigneur de Mehun-sur-Yevre.
          épouse en 1290 Jeanne de Sancerre dame de Châtillon-sur-Loing et dame de Saint-Brisson fille d’Etienne II seigneur de Châtillon-sur-Loing, morte en 1313.

          • Jean II né en 1291, seigneur de Champignelles (etc) et seigneur de Mehun-sur-Yevre, mort en 1334.
            épouse en 1328: Marguerite dame de Bleneau fille de Philippe de Saint-Verain.
          • Pierre né en 1305, seigneur d’Autry, mort en 1348.
            épouse en 1337: Marguerite dame de La Louptière-sur-Toulon.
            3 enfants:

            • Jeanne née en 1338, dame d’Autry.
              épouse en 1362: Jean de Beaumont seigneur de Coudray mort en 1367.
            • Isabeau née en 1340, dame de La Louptière-sur-Toulon.
              épouse en 1361: Guillaume de Roigny mort en 1380.
              en 1390: Henriet Eullet.
              en  : Pierre de La Tour.
            • Jeanne née en 1342, religieuse.

Sources

Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France

Père Anselme, Tome 1, p.487

Jeanne de Courtenay, dame d’Autry, de Cours-les-Barres, et de Villeneuve-des-Genets, épousa avant 1362 Jean de Beaumont, chevalier, seigneur du Coudray en Berry : son mari eut la tête tranchée par sentence du prévôt de Paris, pour crime de lèse-majesté, le 6 septembre 1367 et elle obtint du roy le 18 octobre suivant, pour elle et ses enfants, la terre du Coudray et autres biens confisquez sur le défunt.

Histoire Chronologique du Prieuré de la Charité-sur-Loyre – Manuscrit Girerd

Anonyme, Folio 175

La mesme année [1369], Jeanne de Courtenay, vefve de feu Jean de Beaumont, chevalier seigneur de Passy, donna au convent une maison avec le jardin derrière scituée dans la rue de la porte de La Marche, pour l’anniversaire de feu son mary. Ex carta ejus.

Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne Société des sciences

Dey, Volume 4 – 1850

Leur sixième fils, Pierre de Courtenay, écuyer, destiné d’abord à l’église, puis marié à Marguerite de la Louptière, succéda à son père, vers 1331, comme seigneur de Villeneuve-les-Genêts, et mourut le 7 septembre 1348.
Cette seigneurie devint alors la propriété de Jeanne de Courtenay, leur fille, qui épousa, en 1362, Jean de Beaumont, chevalier, seigneur du Coudray-en-Berry. Celui-ci fut condamné à mort par sentence du prévôt de Paris, pour crime de lèse-majesté, et eut la tête tranchée le 6 septembre 1367.
Plusieurs enfants étaient nés de cette union mais nous n’avons pu découvrir si la seigneurie de l’illeneuve s’est conservée dans la maison de Beaumont jusqu’au moment où elle passa dans les mains de l’argentier Jacques Cœur, à qui elle appartenait au moment desa disgrâce et de sa condamnation.

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